"Si je vous écris ce soir de Vienne ....", c'est une chanson magnifique de Barbara que j'aimais tant qui parle d'un amour qu'on tente d'oublier.

Mais là n'est pas le sujet de la note de ce soir.

Je suis venue vous dire... que j'avais fait un rêve "étrange et pénètrant", et que je vais vous le raconter, peut être pourrez-vous m'aider à le décoder ou le déchiffrer.

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Je suis à Vienne en Autriche, il fait presque nuit, et après la visite du Parc du Prater, je décide (seule, parce que je voyage toujours seule dans mes rêves) d’aller faire une dernière visite à l’hôtel de Ville et ses alentours qui parait-il vaudrait le coup d’oeil.

Je quitte cette île qu’est le Prater, pour arriver sur les quais du Danube et je marche à la lueur des lampadaires anciens en direction d’un grand escalier de pierres qui m’amènera théoriquement sur une « Strasse » que j’ai repérée sur la carte que je suis en train de déchiffrer (sans homme, une carte à la main : je suis bien peu de chose…).

J’arrive donc, après moult levés de nez et re-plongeons dans la carte, au pied d’un gigantesque escalier de pierres grises.

Au pied de cet escalier, une inscription est gravée  :

« WEREWOLF »

Je souris et commence à gravir tranquillement chaque marche de cet édifice, et je me rends compte qu’à chacune des marches, on trouve, un texte gravé, un dessin, une phrase à méditer, un icul, un haikus, un animal sculpté, une partition de musique….tout est écrit en français.

Je m’appuie à la rambarde et commence à chercher dans mon guide ce qu’est ce monument de la culture française.

En aucun cas, on ne fait allusion à ceci. Je m’en inquiète car le travail soigné de l’artiste semble avoir été fait depuis longtemps, l’usure des marches, la patine des sculptures, me donne à penser que c’est du travail plutôt ancien.

Je reprends donc mon ascension en prenant soin de lire chaque marche avec un intérêt croissant, car cet artiste, j’ai l’impression de le connaître.

Il faut que je sache qui a fait cela ! demain j’irai au quartier des Muséums et je trouverai un guide qui saura m’expliquer ce que signifie cet escalier.

Je gravis la dernière marche et je découvre sur le haut de l’escalier, inscrit en lettres identiques à la première marche

« MARTIN LOTHAR ».

Je me redresse, je sens ma tête tourner, le sang battre mes tempes et une sorte de fièvre s’empare de moi.  Je regarde autour de moi, cherchant un panneau touristique qui pourrait m’éclairer enfin sur ce mystère :

Pourquoi Martin Lothar est venu à Vienne ?

Pour moi qui me pose depuis des mois des questions sur la véritable personnalité de Martin Lothar, qui vient de mon ile retrouver l'Europe pour une escapade à Vienne loin des blogs et de ma vie courante, vous conviendrez que c’est étrange…

Pas de panneau, pas de taxi non plus (les chauffeurs sont souvent assez bavards), juste 2 jeunes gens, qui attendent un bus. Je les approche et leur demande en allemand  (dans mes rêves, je parle couramment l’allemand entre autres langues) :

" Pourriez-vous me dire qui a sculpté cet escalier ?

- C’est Martin Lothar, me répond la jeune fille avec un magnifique sourire, et un léger clin d’œil

-   Vous connaissez Martin Lothar, Fraülen ?

-    Oui bien sur, c’est mon grand-père !

-    Est il toujours vivant ?

-    Oui bien sur me répond elle, mais il est très vieux maintenant, il vient d’avoir 101 ans

-    Vit -il à Vienne ?

-    Oui, même tout près d’ici…. "

et elle se tourne vers le Prater .................

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A ce moment là, le téléphone a sonné dans ma maison et a fermé ma boite à rêves, et je ne sais toujours pas qui est Martin Lothar

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Je ne sais pas pourquoi, ML intervient maintenant dans mes rêves.

Il est vrai qu’il y a quelques jours j’ai douté, et je me suis demandée s’il n’avait pas 2 pseudos sur les blogs.

J’ai pris conscience aussi il y a quelques jours, qu’on pouvait être ému voir touché par un commentaire laissé par un autre bloggeur.  Que l’absence de réaction de Martin suite à un de mes commentaires (que j’avais trouvé spirituel venant de moi) sur Frivoli m’avait étonné. Et j’ai compris son silence ces jours-ci en feuilletant Frivoli et en me souvenant d’une note en début de mois sur son blog.

Mais hormis les moments, où je suis sur mon PC à faire ma revue de blogs, je ne pense pas particulièrement aux bloggeurs que je n’ai jamais rencontrés.

C’est étrange comme l’esprit peut travailler à contre courant de la vie.

Pourquoi ai-je situé ce rêve à Vienne ? J’adorerai visiter cette ville mais surtout pas seule.

Pourquoi ai-je identifié ML, à un monsieur d’un âge canonique ? Alors qu’il me semble jeune, plus âgé que moi puisqu’il me traite de boutonneuse, mais jamais je ne l'ai immaginé centenaire (quoi que sa sagesse légendaire …).

Et cet escalier que j’atteins difficilement avec le« Plan der Stadt » à la main, que je grimpe marche après marche avec lenteur, c’est une métaphore, qui me montrerait le chemin vers mes 40 ans. Initiatique le rêve avec Martin ?

Je souhaiterai continuer ce rêve, pour savoir jusqu’où mon esprit peut encore repousser ses limites.

J’ai regardé dans un vieux Sciences et Vie Hors-Série que  j’avais gardé, comment faire pour diriger ses rêves.

Un certain professeur La Berge (du Danube ça ne s’invente pas) y donne des conseils pour reprendre le cours d’un songe interrompu. Je vais donc dès cette nuit faire travailler mon esprit à l’endormissement qui me conduira sur les quais du Danube et je vous donnerai la suite de mon aventure onirique.